A propos de la "liquidité" que j'ai abordé dans le document publié intitulé "Qu'est-ce qu'une expérience de marque".
Pour préciser rapidement les quelques points sur lequels on m'a interrogé, je vous propose trois niveaux de lecture de cette "impermanence permanente" :
- La société liquide est une société dans laquelle les changements de comportement de ses membres sont plus rapides que le temps et les actes nécessaires à consolider leurs habitudes et routines.
- La vie liquide, comme la société liquide, ne peut conserver sa forme ou rester stable longtemps.
- L'individu liquide voit ses conditions de vie quotidienne définies par l’incertitude, le changement, le conflit.
Il m'a été soufflé le sens économique du terme, qui, à travers les notions de circulation (des actifs) et de changement de position (des investissements) reflète très justement cet état de civilisation.
Sur le plan de la communication, quatre formes (à défaut d'un autre terme pour l'heure) :
- L'équivoque : l'ambigü, la confusion, qui permet de parier simultanément sur plusieurs sens / significations opposés (et stratégies de manipulation ou de persuasion qui en résultent)
- L'évocation : mémoire, attention registre de l'émotion.
- L'invocation : relève de la croyance et non du savoir (pas le temps d'apprendre, besoin de savoir qui croire)
- La révocation : en tant que pouvoir - authority - des individus connectés sur les marques.
Les questionnements sur les identités numériques (la marque numérique) , sur la continuité des récits (le transmedia) et sur la formation de relations stables et sûres (la dynamique de communication dans les réseaux sociaux) forment ainsi un ensemble cohérent pour penser :
- Ce qui touche à la marque (socle, bloc) : comment construire, comment maintenir et surtout sur quoi faire reposer (qu'est-ce qui sédimente, enracine aujourd'hui ?)
- Ce qui touche aux logiques d'attention, d'opinion et de réputation, au coeur des problématiques de communication, non seulement de marque, mais aussi interpersonnelles.
Il n'y a plus de frontières, mais des balises pour se repérer dans les flux. Le succès de Google tient précisément à la liquidité et à l'hyperchoix ; le succès des solutions de localisation (GPS, PND etc), tient pareillement au fait qu'une position triangulée est une des rares données certaines et traçables dans l'espace et dans le temps, bref, pleinement rassurante.
C'est pourquoi il est logique de retrouver ce post dans la catégorie GéoLoc ;)





